Studio Caricole


Vide  Videe

Atelier Caricole is een groep mensen die zich willen inzetten voor het recht op een degelijke en betaalbare woning. Deze mensen hebben één ding gemeenschappelijk: op een zeker ogenblik van hun leven zijn ze dakloos geweest. Gechoqueerd door het feit dat zij zelf ontzettend moeilijk aan een woning geraken en ondertussen zien dat gebouwen jarenlang leeg kunnen blijven staan, hebben ze een lied gemaakt met de titel: vide videe.
Hun lied wil op een ludieke manier stem geven aan bepaalde frustraties in verband met de huisvestingsmarkt en de aandacht trekken van politici en het grote publiek op deze onrechtvaardige contradictie.

Atelier Caricole est un groupe de personnes qui luttent pour le droit à un logement décent et abordable. Ils ont une chose en commun: à un certain moment de leur vie ils ont été sans-abri. Choqués par l’idée qu’ils ont (eu) beaucoup de difficultés à trouver un logement et que d’innombrables logements et bâtiments restent vides pendant des années, ils ont composé une chanson qui s’est intitulé: vide videe.
Leur chanson est une manière ludique d’exprimer leurs frustrations par rapport au logement et d’ attirer l’attention des responsables politiques et du grand public sur cette contradiction injuste!



Vide Vidée – the Prequel

De cowboys van Atelier Caricole zingen tegen leegstand !

Les Cowboys d’Atelier Caricole Chantent contre les logements vides !

Nog 7 dagen … onze clip komt eraan !!

Encore 7 jours … notre clip arrivera !!



Als ik burgemeester zou zijn…
Moi, si j’étais bourgmestre…

Deze video, geïnspireerd door het ‘Memorandum voor het Recht op Wonen in Molenbeek, 2012‘ opgesteld door vzw Buurthuis Bonnevie en vzw La Rue (de integrale tekst is terug te vinden op de website van Buurthuis Bonnevie of op die van La Rue), is het resultaat van het engagement van de leden van ALARM die ijveren voor het recht op wonen voor iedereen.
ALARM wordt gesteund door het Buurthuis Bonnevie. De leden van de groep zijn mensen die slecht behuisd zijn. Ze hopen op structurele veranderingen van de woonmartk, wisselen in dat verband hun ervaringen uit en alles wat ze leren over hun rechten en hun plichten ivm huren. ALARM voert acties op lokaal, regionaal, nationaal en zelfs Europees vlak, met als enig doel : hun stem te laten horen bij de overheid.
Als u meer over hen wil weten :
www.bonnevie40.be
www.rbdh-bbrow.be

Ce vidéo tract, librement inspiré du ‘Mémorandum pour le droit au logement à Molenbeek, 2012‘ rédigé par la vzw Buurthuis Maison de quartier Bonnevie et l’asbl La Rue (texte intégral disponible sur le site de bonnevie ou la Rue), est le fruit de l’engagement des membres d’Alarm qui militent pour la défense et la reconnaissance du droit au logement pour tous.
Soutenu par la Maison de Quartier Bonnevie, le groupe Alarm est constitué de personnes qui souffrent ou ont souffert de mal logement. Dans le but d’obtenir des changements structurels, par leurs échanges d’expérience, leur apprentissage de leurs droits et de leurs devoirs en matière locative les membres du groupe se positionnent au niveau local, régional, national voire européen sur les questions relatives au logement. Leurs activités et leurs actions visent à faire entendre leurs voix auprès des autorités publiques.
Pour en savoir plus :
www.bonnevie40.be
www.rbdh-bbrow.be



prioriteiten gemeenteraden – les priorités pour les élections communales

Op 13 september nodigden we politici uit om de prioriteiten van thuislozen voor de gemeenteraadsverkiezingen te beluisteren. De prioriteiten werden voorgesteld tijdens een wandeling die vertrok bij Chez Nous/bij ons (een inloopcentrum voor dak- en thuislozen), verderging langs Albatros (een onthaalhuis) en eindigde bij De Schutting (een dienst begeleid wonen voor thuislozen). De aanwezige politici kregen uitleg bij de prioriteiten vanuit de persoonlijke ervaringen van de thuislozen en konden hun vragen en reacties kwijt. Het werd een boeiende uitwisseling, die ongetwijfeld nog een vervolg zal kennen.

Le 13 septembre des candidats pour les élections communaux étaient invités pour écouter les priorités des SDF. Ces priorités furent présentées pendant une promenade qui commençait au Chez Nous (un centre de jour pour SDF), pour passer à Albatros (une maison d’accueil) et se terminer à De Schutting (un service d’accompagnement). Les SDF expliquaient leurs priorités sur base de leur vécu. L’échange entre les SDF et les politiciens était intéressant. A suivre !



Elections communales – les priorités concernant le Logement – Les accents des SDF
28/06/2012, 5:22 pm
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Pour déterminer les priorités que les SDF veulent établir à la veille des élections communales, une telle enquête avec discussion en groupe a été organisée à divers endroits: trois foyers d’accueil (Albatros, Talita et la Porte Ouverte), un service de logement accompagné (De Schutting), un centre de jour (Chez Nous) et notre propre atelier Caricole. 39 personnes y ont participé.
Comme le projet « Droit au logement pour les personnes SDF » a explicitement trait au logement, nous avons au préalable sélectionné des éléments de politique du logement qui peuvent être traités au niveau local. Une grande partie des compétences en la matière est du ressort de la Région, mais toute commune peut aussi prendre elle-même un grand nombre de mesures et effectuer des choix politiques pouvant concrétiser un peu plus le droit au logement des SDF.

Remarques préalables:

  • Certaines personnes ont clairement fait savoir ne pas avoir foi en la politique et ses représentants. Elles sont persuadées que ceux-ci ne tiendront jamais compte de leur opinion et croient encore moins pouvoir influencer en quoi que ce soit la politique menée. La majorité d’entre elles se disaient néanmoins disposées à réfléchir de façon constructive à d’éventuelles pistes qui pourraient améliorer la situation des SDF.
  • Les rencontres ont souvent engendré des discussions très intéressantes et révélé des points de vue inattendus. Les participants ont d’ailleurs souligné l’importance de telles discussions: la société nous impose un grand nombre de diversités; les foyers d’accueil et la rue nous confrontent fréquemment de très près à des groupes sociaux très diversifiés. Les discussions qui touchent le fond d’un problème sont capitales et forment une base importante pour la démocratie.
  • Les débats se sont souvent transformés en discussions contradictoires, l’expérience personnelle étant utilisée pour étayer certains arguments.

Nous avons emprunté à notre « test-SDF » neuf thèses que la politique communale pourrait influencer. Chaque participant a pu attribuer à ces thèses 3 points, soit en les répartissant sur trois thèses de son choix, soit d’une autre façon. Les gens ont aussi pu en proposer d’autres. Les thèses progressèrent vers le centre d’un cercle en fonction des points qui leur furent attribués, les thèses les plus centrales étant donc celles qui avaient réuni le plus de points. Ce ‘vote’ fut suivi d’une discussion basée sur les choix effectués. Nous présentons ci-dessous les thèses dans l’ordre d’importance qu’elles revêtirent pour les personnes interrogées.

  1. La commune doit créer plus de logements abordables. Comme cette thèse l’a, avec ses 23 voix, emporté sur toutes les autres, nous voulons qu’elle soit considérée comme priorité la plus importante. Au cours de la discussion, les gens ont également fait comprendre qu’ils ne se sentaient souvent plus bienvenus dans leur propre ville. Ils constatent par exemple que les logements qui sont construits par la commune ou le CPAS dans le cadre de contrats de quartier ou du plan “1000 logements” ne leur sont pas destinés. Des gens plus riches viennent s’installer en ville et eux-mêmes sont de plus en plus obligés d’aller vivre en dehors de celle-ci.
  2. La proposition ‘la commune doit prévoir plus de logements de transit et d’urgence’ arrive en seconde position. Elle provoque de nombreuses réactions: s’il y avait eu une solution temporaire au moment où les gens perdirent leur logement, ils ne seraient pas tombés si bas. Nombreux étaient aussi les témoignages de solutions provisoires chez des amis, de nuits passées dans la voiture ou en rue… Tout est pour de nombreux participants préférable à l’accueil de nuit existant.
  3. Les facilités permettant la dignité pour les gens qui vivent à la rue sont, elles aussi, souvent citées parmi les priorités. Les gens songent par exemple aux moyens qu’ils ont de conserver leur dignité: WC publics propres, douches, eau potable, bancs (pour s’allonger), espaces publics et réservés aux piétons, circulation moins dense en ville, propreté en général. Ce point engendre des discussions intéressantes: la vie dans la rue n’est-elle pas trop encouragée par toutes ces facilités? Y a-t-il des gens qui préfèrent vivre dans la rue? Les centres d’accueil actuels ne sont-ils pas trop stricts? Les toxicomanes ont-ils vraiment opté délibérément pour la vie dans la rue? Si vous investissez plus dans des infrastructures pour les gens de la rue, n’est-ce pas au détriment de solutions plus durables comme la construction de logements sociaux? Ne devons-nous pas avant tout veiller à ce que les gens ne se retrouvent pas dans la rue et soient obligés d’y vivre?
  4. Le droit d’occuper des bâtiments abandonnés. Thèse avec laquelle beaucoup de gens se disent d’accord. De nombreux participants trouvent scandaleux qu’il y ait autant de bâtiments vides alors que des gens sont obligés de vivre dans la rue. Nous avons également rencontré beaucoup d’incompréhension. Pourquoi des propriétaires préfèrent-ils voir leur logement vide plutôt que de le louer?
  5. Contrôle et sanctions systématiques pour les logements inoccupés. Cette recommandation politique a emporté 11 voix. Les gens disent que l’inoccupation fait du tort à tout le monde: l’image de la rue se détériore, elle gêne les voisins, attire les déchets…, et cela alors qu’il y a une énorme pénurie de logements abordables. Ne pas s’attaquer à l’inoccupation, c’est mener une mauvaise politique!
  6. La proposition portant sur le contrôle, l’aide et les sanctions réservés à la qualité des logements peut, elle aussi, compter sur beaucoup de voix. Les participants ont à ce niveau-là vécu de nombreuses expériences et constatent que la peur de se retrouver à la rue les place en tant que locataires dans une position parfois trop faible pour réagir. Ce point renvoie aussi aux logements d’urgence et de transit, qui servent de butoirs aux réactions contre les logements insalubres et inhabitables.
  7. Faciliter l’inscription à un logement public. Les gens qui désirent franchir le pas vers un logement public abordable doivent d’abord se frayer un chemin dans le dédale des procédures d’inscription et des listes d’attente. Un des participants a calculé que son nom figurait sur au moins 20 listes d’attente différentes (commune, logements sociaux, AIS). Difficile parfois de tenir toutes ces inscriptions à l’œil! Les gens prétendent aussi que les critères d’admission pour les logements sociaux ou publics manquent souvent de clarté ou soulèvent des questions d’équité.
  8. La proposition “Les SDF ont leur mot à dire dans la politique menée à leur égard” a obtenu moins de voix mais a quand même donné matière à discussion. Certains participants pensent qu’il est peu réaliste d’espérer que les hommes politiques se mettent à l’écoute de gens qui sont dans le pétrin. Beaucoup de promesses avant les élections, mais quand il s’agit de passer aux actes… D’autres se croient par contre bien placés pour savoir ce qu’il faut faire en faveur des sans-abris et des SDF. Ne l’ont-ils pas appris à leurs propres dépens et ne savent-ils donc pas mieux que tout autre quels conseils donner? Il est frappant que cette thèse connaisse surtout du succès à Chez Nous, où l’on a déjà acquis plus d’expérience au niveau du dialogue entre le monde politique et le groupe-cible.
  9. Une cellule pour SDF dans chaque CPAS: sur mesure, pour éviter la discrimination, est la proposition dont la priorité est la plus basse (6 voix). Les SDF doivent souvent régler pas mal de choses avec le CPAS. Les procédures sont parfois pénibles et insuffisamment taillées sur mesure. L’exemple cité est celui de la garantie locative: différents CPAS bruxellois se limitent à fournir une lettre de garantie, que la plupart des propriétaires refusent. Il arrive aussi que la prime d’installation se fasse attendre, et que le bénéficiaire vit parfois depuis de nombreux mois dans son nouvel appartement avant de la toucher. Il semble d’ailleurs que les gens sont d’habitude insuffisamment informés des allocations et soutiens existants.
  10. Une proposition supplémentaire faite par les participants concerne le droit à la cohabitation sans diminution des allocations. Beaucoup de gens souhaitent une compagnie ou réduire leurs frais en partageant leur maison ou leur appartement avec quelqu’un d’autre. Ceux qui bénéficient d’une allocation n’ont en principe (légalement) pas ce choix, bien que certaines communes fassent à ce niveau-là preuve d’une certaine souplesse. Le fait qu’il ne s’agit là pas d’un droit mais plutôt d’une faveur empêche souvent de savoir à l’avance quelle commune accepte la cohabitation pour réduire les frais.

Un des participants veut aussi discuter du manque de places dans l’accueil de nuit. Il trouve par exemple scandaleux que tellement de gens doivent passer la nuit dans la Gare du Nord et que les communes se refilent ce dossier brûlant en s’en lavant les mains. La question de savoir si ce problème relève de la compétence communale est, selon les personnes présentes, hors de propos. Quelqu’un remarque même que c’est en fait au CPAS qu’incombe la responsabilité de prendre soin des gens qui sont partout ailleurs mis sur la touche. C’est donc en fait à chaque CPAS de prévoir l’accueil nécessaire.

La voix de chacun compte-t-elle vraiment?

Nous avons en outre profité de notre tournée pour demander une attention particulière pour le droit de vote des non Belges. Nous avons à cet effet-là formé deux bénévoles qui nous ont accompagnés tout au long de notre périple. Le sujet a intéressé beaucoup de gens. Les participants sont en effet d’origine très différente et certains parmi eux ont même découvert qu’ils avaient le droit de voter à condition de s’inscrire. D’autres trouvent injuste de ne pas bénéficier de ce droit malgré leur implication dans la vie communautaire et leur volonté de donner leur opinion sur la politique suivie.
En préparant la formation, nous avons rencontré un problème d’un tout autre ordre: qu’en est-il des sans-abris belges frappés de radiation du registre de la population? Bien que Belges, ces gens sont privés du droit de vote. Est-il concevable qu’ils puissent se présenter à la commune où ils résident habituellement pour y chercher un bulletin de vote? À suivre!



Prioriteitenlijst Recht op Wonen – Brusselse thuislozen
28/06/2012, 4:13 pm
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Om de prioriteiten te bepalen die thuislozen naar voor willen schuiven voor de gemeenteraadsverkiezingen deden we op verschillende plekken een bevraging met groepsdiscussie: we gingen hiervoor langs in drie onthaalhuizen (Albatros, Talita en Open Deur), bij een dienst begeleid wonen (De Schutting), in een inloopcentrum (Bij ons/Chez Nous) en in ons eigen atelier Caricole. In totaal namen 39 mensen deel aan de bevraging.

Omdat ons project heel expliciet over huisvesting gaat, hebben wij vooraf (woon)beleidselementen geselecteerd die op lokaal vlak kunnen aangepakt worden. Een groot deel van de bevoegdheden voor wonen ligt immers op het regionale niveau. Toch kunnen gemeentes ook heel wat maatregelen treffen en beleidskeuzes maken die het recht op wonen voor thuislozen dichterbij kunnen brengen.

Opmerkingen vooraf:

  • Een aantal mensen liet heel duidelijk weten geen geloof te hebben in politiek en politici. Ze geloven niet dat er ooit rekening met hen zou worden gehouden, laat staan dat ze het beleid in een bepaalde richting zouden kunnen beïnvloeden. Toch waren de meesten bereid om op een constructieve manier na te denken over mogelijke pistes om de situatie van thuislozen te verbeteren.
  • Vaak ontstonden heel interessante discussies en onverwachte invalshoeken. Ook wordt het belang van dergelijke gesprekken benadrukt: in de samenleving moeten we omgaan met veel verschillen; in onthaalhuizen, op straat, wordt men vaak van heel dichtbij geconfronteerd met de vele verschillende groepen in een samenleving. Gesprekken die naar de kern gaan, worden als heel belangrijk ervaren en vormen een belangrijke basis voor de democratie.
  • In veel gevallen wordt het gesprek confronterend: vaak wordt het persoonlijke verhaal in de strijd geworpen om bepaalde argumenten te staven.

We gingen aan de slag met negen stellingen, elementen uit onze thuislozentoets waarop een gemeentelijk beleid invloed zou kunnen uitoefenen. Aan deze stellingen mocht elke aanwezige drie punten geven, ofwel verdeeld over drie gekozen stellingen, ofwel anders verdeeld. Mensen mogen ook zelf stellingen aanbrengen. De stellingen schuiven via de toegekende punten op naar het centrum van een cirkel, waarbij de meest centrale stellingen degene zijn die het meest werden gekozen. Daarna volgt een discussie aan de hand van de gemaakte keuzes. De stellingen worden hier gepresenteerd in volgorde van belangrijkheid voor de mensen die bevraagd werden.

  1. De gemeente moet meer betaalbare woningen creëren. Deze stelling werd met 23 stemmen het meest gekozen van allemaal en daarom willen wij ze hier naar voor schuiven als de hoogste prioriteit. In de discussie gaven mensen ook aan dat ze zich vaak niet meer welkom voelen in hun eigen stad. Ze zien dat de woningen die gebouwd worden door gemeente en OCMW, bijvoorbeeld in het kader van wijkcontracten, of in het plan “1000 woningen” niet voor hen bedoeld zijn. Rijkere mensen komen in de stad wonen en zijzelf worden meer en meer verplicht buiten de stad te gaan wonen.
  2. Op de tweede plaats eindigt het voorstel ‘de gemeente moet meer nood- en transitwoningen voorzien’. Hier krijgen we veel reactie in de nabespreking: als er een tijdelijke oplossing was geweest op het moment dat zij hun woning verloren, dan zouden ze nu niet zo diep in de problemen zijn geraakt. Veel verhalen gaan over tijdelijke oplossing bij vrienden, overnachtingen in de auto of op straat¡K Voor velen is alles beter dan de noodopvang.
  3. Faciliteiten voor een waardig leven van straatbewoners wordt ook vaak als prioriteit gekozen. Het gaat dan over mogelijkheden om zijn waardigheid te behouden: propere, publieke toiletten, douches, watervoorziening, (lig)banken, publieke ruimte en plaats voor voetgangers, minder autoverkeer in de stad, properheid in het algemeen. Dit punt leidt tot interessante discussies: wordt het leven op straat niet teveel aangemoedigd als er teveel voorzieningen zijn? Zijn er mensen die ervoor kiezen om op straat te leven? Zijn de bestaande onthaalcentra niet te strikt? Als mensen verslaafd zijn, in hoeverre is het dan hun vrije keuze om op straat te leven? Als je meer investeert in voorzieningen voor straatbewoners, gaat dit dan niet ten koste van meer duurzame oplossingen zoals goedkope woningen? Moeten we er niet vooral voor zorgen dat mensen niet op straat terechtkomen en er moeten leven?
  4. Recht op het bezetten van leegstaande gebouwen. Ook deze stelling wordt door veel mensen onderschreven. Velen vinden het schandalig dat er zoveel gebouwen leeg staan en dat er toch mensen op straat moeten leven. Er is ook veel onbegrip: waarom laten eigenaars hun woning liever leegstaan dan ze te verhuren?
  5. Systematische controle en sancties voor leegstaande woningen. Deze beleidsaanbeveling werd 11 keer gekozen. Mensen geven aan dat leegstand niets goeds bijbrengt: het straatbeeld verloedert, de buren hebben er last van, het trekt vuil aan¡K en dat terwijl er zoveel betaalbare woningen te kort zijn. Leegstand ongemoeid laten, is slecht beleid!
  6. Ook het voorstel rond controle, hulp en sancties voor de kwaliteit van de woningen, kan op heel wat stemmen rekenen. De aanwezigen hebben op dit vlak ook vele verhalen te vertellen. Ze zien ook dat ze dikwijls als huurder te zwak staan om te reageren, uit schrik om op straat te belanden. Hier wordt ook weer verwezen naar nood- en transitwoningen, als buffer om effectief te kunnen reageren op ongezonde en onbewoonbare woningen.
  7. Zich inschrijven voor een publieke woning moet gemakkelijk zijn. Mensen die de stap willen zetten naar een betaalbare publieke woning, moeten zich eerst door een doolhof van inschrijvingsprocedures en wachtlijsten zien te werken. Een van de aanwezigen heeft uitgeteld dat hij op minstens 20 verschillende lijsten staat (gemeentes, sociale woningen, sociale verhuurkantoren). Het wordt een hele uitdaging om al die inschrijvingen in orde te houden. Ook wordt gezegd dat de toelatingscriteria voor sociale en andere publieke woningen soms heel onduidelijk zijn of vragen oproepen omtrent de rechtvaardigheid.
  8. Thuislozen krijgen een stem in het thuislozenbeleid is een voorstel dat op minder stemmen kan rekenen, maar dat toch wat gespreksstof oplevert. Een aantal mensen vinden het niet realistisch om te verwachten dat er door de politiekers zou geluisterd worden naar mensen die aan de grond zitten. Veel beloftes voor de verkiezingen, maar als het erop aankomt¡K Anderzijds vinden mensen ook wel dat zijn het beste weten wat er zou moeten gebeuren voor dak- en thuislozen, zij hebben het immers aan den lijve ondervonden en zijn dus goed geplaatst om advies te geven. Deze stelling werd wel opvallend meer gekozen bij Chez Nous/Bij Ons, waar wellicht al wat meer ervaring is met dialoog tussen beleid en doelgroep.
  9. Een thuislozendienst binnen elk OCMW: dienst op maat, geen discriminatie, is het voorstel met de laagste prioriteit (6 stemmen). Thuislozen moeten vaak veel geregeld krijgen bij het OCMW. Soms zijn de procedures moeizaam en wordt er niet genoeg op maat gewerkt. Als voorbeeld wordt de huurwaarborg aangehaald: er zijn verschillende Brusselse OCMW’s die alleen maar een waarborgbrief geven, wat de meeste eigenaars weigeren. Het gebeurt ook dat de installatiepremie op zich laat wachten. Soms woont iemand al verschillende maanden in zijn nieuwe appartement, vooraleer hij zijn installatiepremie krijgt. In het algemeen komt ook de opmerking dat mensen soms onvoldoende weten wat er bestaat van toelagen en ondersteuning.
  10. Een bijkomend voorstel dat op tafel komt is het recht om samen te wonen, zonder bekort te worden op zijn uitkering. Heel wat mensen kiezen ervoor om een huis of appartement te delen om kosten te besparen, of om gezelschap te hebben. Mensen met een uitkering hebben normaal gesproken (wettelijk) niet die optie, maar in sommige gemeenten wordt er wel soepel mee omgegaan. Het feit dat het dan niet over een recht gaat, maar eerder een gunst, zorgt ervoor dat het moeilijk is om op voorhand te weten in welke gemeente men wel kan gaan samenwonen om kosten te delen.

Iemand wil ook het gebrek aan plaatsen in de noodopvang ter sprake brengen. Men vindt het schandalig dat er zoveel mensen in het Noordstation moeten slapen bijvoorbeeld, en dat de gemeentes hier de hete patat naar elkaar doorschuiven. De vraag of dit een gemeentelijke bevoegdheid is, doet volgens de aanwezigen niet ter zake. Iemand merkt op dat het eigenlijk een opdracht is van het OCMW om te zorgen voor mensen die overal elders uit de boot vallen. In feite zou dus elk OCMW de nodige opvang moeten voorzien.

Telt ieders stem wel echt?

Wij maken van de gelegenheid gebruik om tijdens onze rondgang ook aandacht te vragen voor het stemrecht voor niet-Belgen. Hiervoor hebben we twee vrijwilligers opgeleid die ons naar de verschillende plekken hebben begeleid. Ook dit onderwerp kan op veel interesse rekenen. De deelnemers zijn immers heel divers en enkelen van hen ontdekken dat ze ook stemrecht hebben mits inschrijving. Anderen vinden het onjuist dat ze geen stemrecht hebben, ondanks hun betrokkenheid bij de samenleving en hun wil om te reflecteren op het beleid.
In de voorbereiding van de vorming, stuiten we op een probleem van een heel andere orde: wat met dakloze Belgen die ambtelijk geschrapt zijn? Deze mensen zijn Belg en blijven toch verstoken van het stemrecht. Zou het denkbaar zijn dat deze mensen zich kunnen gaan aanmelden bij de gemeente waar zij gewoonlijk verblijven om een kiesbrief te gaan halen? Wordt vervolgd!



Gemeenteraadsverkiezingen – prioriteiten voor Huisvesting – Thuislozen doen hun zeg

                                     

(Nederlands)

Om de prioriteiten te bepalen die thuislozen naar voor willen schuiven voor de gemeenteraadsverkiezingen deden we op verschillende plaatsen een bevraging met groepsdiscussie: we gingen hiervoor langs in drie onthaalhuizen (Albatros, Talita en Open Deur), bij een dienst begeleid wonen (De Schutting), in een inloopcentrum (Bij ons/Chez Nous) en in ons eigen Atelier Caricole, dat in Hobo doorgaat. In totaal namen 39 mensen deel aan de bevraging.
De meest aangehaalde keuzes zijn:

  1. De gemeente moet meer betaalbare woningen creëren. 
  2. De gemeente moet meer nood- en transitwoningen voorzien.
  3. Faciliteiten voor een waardig leven van straatbewoners. 
  4. Recht op het bezetten van leegstaande gebouwen.

Volledige Tekst

(Français)
Elections communales – les priorités concernant le Logement – Les accents des SDF

Pour déterminer les priorités que les SDF veulent établir à la veille des élections communales, une enquête avec discussion en groupe a été organisée à divers endroits: trois foyers d’accueil (Albatros, Talita et la Porte Ouverte), un service de logement accompagné (De Schutting), un centre de jour (Chez Nous) et notre propre atelier Caricole, qui se déroule à Hobo. 39 personnes y ont participé. Les choix primordiales sont :

  1. La commune doit créer plus de logements abordables. 
  2. la commune doit prévoir plus de logements de transit et d’urgence.
  3. Les facilités permettant la dignité pour les gens qui vivent à la rue. 
  4. Le droit d’occuper des bâtiments abandonnés.

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